Sentiment d’appartenance à l’école: le sport à la rescousse

Sentiment d’appartenance à l’école: le sport à la rescousse

Rédigé par Ariane Desrochers pour www.wixxmag.ca avec la collaboration de Mathieu Rousseau, coordonnateur des ligues scolaires du RSEQ-QCA.

 

Sentiment d’appartenance à l’école: le sport à la rescousse

En plus de permettre aux jeunes d’être en bonne forme physique, le sport à l’école a un impact positif sur les études. Le ministère de l’Éducation en a même fait l’une de ses treize voies de la réussite dans sa stratégie d’action en matière de persévérance scolaire. Comment expliquer que le sport parascolaire développe autant le sentiment d’appartenance des élèves envers leur école?

« Le sport parascolaire fait vivre aux jeunes de grandes émotions. Par exemple, s’ils participent à des compétitions, au retour, ils vont ressentir une fierté d’avoir représenté leur école dignement », estime Mathieu Rousseau, coordonnateur des ligues scolaires du Réseau du sport étudiant (RSEQ) pour la région de Québec et Chaudière-Appalaches.

 

Si les victoires aident à forger cette fierté, elles ne sont pas non plus essentielles. Le simple dépassement de soi suffit à fournir à l’élève de belles émotions à associer à l’école. « Pour un élève qui a un parcours scolaire un peu difficile, le sport va faire en sorte que tout à coup, l’école ne sera plus juste associée à du négatif », explique le coordonnateur.

 

L’élève pourrait même être tenté de se discipliner par lui-même en classe. « Il n’aura pas envie de décevoir après s’être fait féliciter, affirme Mathieu Rousseau, alors cela pourrait l’inciter à se retenir de faire le clown pendant le cours de français. »

 

S’accrocher au football

Le coordonnateur des ligues scolaires constate que le football a tout particulièrement cet effet de garder à l’école une clientèle de jeunes décrocheurs potentiels. Ce dernier a souvent entendu des témoignages de garçons affirmant que sans le football, ils n’auraient pas fini leur secondaire. « L’étape du secondaire est une période difficile, surtout vers 16-17 ans, indique-t-il. Si les jeunes passent à travers à cause d’un sport, ils arrivent au cégep et là, tout devient un peu plus facile. Les jeunes se trouvent une motivation et comprennent alors l’intérêt d’étudier. » Les exigences de bons résultats scolaires parfois fixées par certaines écoles secondaires peuvent aussi aider les jeunes sportifs à se forcer en classe.

 

Mathieu Rousseau est d’avis que, bien encadré, le sport parascolaire ne distrait pas un élève de ses études. Sans compter que pour une famille, la proximité des infrastructures sportives facilite bien souvent la logistique des transports après les classes.

 


Source :

Gouvernement du Québec (2009). L’école, j’y tiens; Tous ensemble pour la réussite scolaire

 

 

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