BIEN GÉRER LES BLESSURES SPORTIVES

BIEN GÉRER LES BLESSURES SPORTIVES

Le mois de mars en est un très intense pour les étudiants-athlètes participants aux ligues sportives du RSEQ-QCA. Les nombreux entraînements dans cette dernière étape de la saison en plus des séries éliminatoires font en sorte que certains développent des blessures. Voici un court entretien avec Jean-Philippe Boivin, physiothérapeute et copropriétaire des cliniques de physiothérapie et de médecine du sport PCN à propos des blessures sportives fréquentes au niveau scolaire et la manière de bien les gérer.

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RSEQ-QCAQuelles sont les blessures sportives les plus courantes dans le sport scolaire ?

 

Jean-Philippe Boivin – Il est important de prime abord de faire la distinction entre les blessures traumatiques et non traumatiques. Les blessures traumatiques surviennent rapidement et s’accompagnent d’une douleur vive suite à coup, un choc ou une pression. La plus fréquente au niveau scolaire est sans aucun doute l’entorse de cheville. Les blessures non traumatiques sont quant à elles causées par une surutilisation. La douleur antérieure au genou et la périostite sont les deux blessures les plus fréquentes rencontrées. La première se traduit souvent par une douleur lors de la descente ou la montée d’un escalier ou d’un inconfort lorsque les genoux sont pliés durant une longue période de temps. Quant à la périostite, la douleur est souvent vive le long du tibia lors de la course ou de sauts fréquents.

 

RSEQ-QCA – Qu’est-il possible de faire afin de bien gérer ces blessures sportives ?

 

Jean-Philippe Boivin – Une des premières choses à faire est d’avoir une bonne communication entre l’étudiant-athlète, ses parents et les intervenants de l’école. Plus vite les parents ou l’entraîneur sont au courant des douleurs ou de l’inconfort ressentis par l’étudiant-athlète, plus il leur est facile d’intervenir.

 

Dans le cas d’une blessure non traumatique, un repos relatif peut être une solution dans bien des cas. Ceci consiste en fait à diminuer le volume d’activités de manière à voir les symptômes s’estomper. L’étudiant-athlète et son entraîneur doivent alors bien communiquer ensemble pour évaluer correctement les effets de cette méthode. Certaines techniques de « tapings » peuvent également aider à moduler le stress sur les zones sensibles. Si jamais il n’y a pas d’amélioration significative, le repos complet peut s’avérer nécessaire pour éviter que la blessure ne s’aggrave.

 

S’il s’agit d’une blessure traumatique comme une entorse de cheville par exemple, le « taping » compressif immédiatement après la blessure permet de mieux contrôler l’enflure et d’accélérer la guérison. Le fait de mettre de la glace fréquemment permet aussi le contrôle de l’enflure. S’il est impossible pour l’étudiant-athlète de mettre du poids sur sa jambe, il est alors conseillé de consulter rapidement un physiothérapeute et de passer des radiographies pour déceler une possible fracture.

 

RSEQ-QCA – De la glace ou de la chaleur pour les blessures ?

 

Jean-Philippe Boivin – De la glace après une blessure traumatique pendant les deux ou trois premiers jours. De la glace aussi après une activité dans le cas d’une blessure non traumatique. La chaleur peut aider dans quelques cas lorsqu’il s’agit d’une blessure exclusivement musculaire.

 

Les cliniques de physiothérapie et de médecine du sport PCN en collaboration avec le RSEQ-QCA, organisent une formation sur les blessures traumatiques dans le sport, les interventions et les principaux « tapings ». Cette formation aura lieu le samedi 21 mars prochain à la clinique PCN au 3081, chemin Sainte-Foy. Que vous soyez parent, entraîneur ou tout autre intervenant en milieu sportif, cette formation est conçue pour vous donner des notions de base essentielles visant à préserver l’intégrité physique des jeunes étudiants-athlètes !

 

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