TRAVAILLER ENSEMBLE

TRAVAILLER ENSEMBLE

Par Simon Gauthier, responsable des communications-marketing et des partenariats au RSEQ-QCA.

 

Par définition, la collaboration est l’acte de travailler ou de réfléchir ensemble pour atteindre un objectif. Lorsque ce dernier consiste à favoriser le développement moteur et contribuer à établir une relation positive et saine entre l’activité physique et les enfants du préscolaire et des écoles primaires, quelques questions surgissent. Quels sont les intervenants et les instances qui doivent collaborer pour le bien des jeunes ? Comment cette collaboration peut-elle s’effectuer en milieu scolaire ?

C’est en tentant de répondre à ces questions que j’ai réalisé une courte entrevue avec quelques acteurs travaillant dans le milieu de l’activité physique au primaire. Tout d’abord, Marie-Claude Lemieux, Patricia Coipel et Caterine Plamondon oeuvrent toutes les trois pour « Actif au quotidien », le nouveau projet en développement moteur supporté par le RSEQ-QCA qui fait beaucoup jaser ces derniers temps par son approche novatrice. Catherine Guérin, employée du RSEQ-QCA ayant démarré le projet « À l’école, moi j’bouge » en 2009 dont l’offre de service d’activités parascolaires est adaptée selon les réalités des écoles et des milieux a également participé à ces échanges.

 

Voici donc le portrait de cette discussion :

 

Quelle est votre approche relativement à l’activité physique en milieu primaire ?

Catherine Guérin, « RSEQ-QCA » :

En tout temps, nous gardons en tête que nous travaillons pour le bien-être et le développement global des enfants. Nous avons le souci de promouvoir le sentiment d’appartenance à une école afin d’encourager la persévérance scolaire chez les jeunes. Lorsque nous planifions les programmations d’activités dans les écoles, nous essayons avant tout d’être à l’écoute de leurs besoins et de bien comprendre les spécificités et le contexte de chaque école.

Marie-Claude Lemieux, « Actif au quotidien » :

La priorité, c’est que les enfants bougent au quotidien. Il est important de savoir que nous travaillons d’abord et avant tout avec le préscolaire malgré que le primaire fasse partie de nos objectifs à moyen terme. De notre côté, ça passe par le partage des responsabilités entre les intervenants de l’équipe-école.

Caterine Plamondon, « Actif au quotidien » :

L’idée pour nous c’est de réussir à faire comprendre aux intervenants de l’équipe-école qu’une foule d’opportunités sont à leurs disponibilités pour faire bouger les jeunes. En travaillant tous ensemble de manière concertée et avec des outils adaptés, ils peuvent créer des contextes stimulants qui vont permettre aux jeunes de développer leurs habiletés motrices et sociales.

Patricia Coipel, « Actif au quotidien » :

Une grosse partie de notre approche consiste à accompagner au niveau des connaissances et de l’expertise ce que l’on appelle la « triade ». Composée des enseignants, des éducateurs physiques et des éducateurs au service de garde, la « triade » est le noyau dur de toute intervention visant à faire bouger les jeunes. Parce que l’activité physique permet de renforcer l’apprentissage et qu’il a un impact important sur la concentration, nous croyons au pouvoir des éducateurs physiques pour faire une différence dans la place que l’activité physique peut prendre dans la culture d’une école.

 

Selon vous, quel est l’enjeu actuel le plus important qui touche la réalité scolaire au primaire en sport et activité physique ?

Caterine Plamondon, « Actif au quotidien » :

La disponibilité des plateaux sportifs représente un défi de tous les jours. Ce n’est pas évident pour l’équipe-école de faire une gestion efficiente des ressources quand la collaboration entre tous les intervenants de l’école n’est pas optimale. Chacun fait du mieux qu’il peut, mais les outils et les méthodes en place ne fonctionnent pas toujours bien.

Patricia Coipel, « Actif au quotidien » :

Quand la direction d’une école est sensibilisée à l’impact de la pratique quotidienne de l’activité physique pour les enfants, on ressent cette culture organisationnelle à travers l’engagement et la collaboration de toute l’équipe-école. L’enjeu, il est là, auprès de la direction qui doit accorder une importance à ce dossier.

Catherine Guérin, RSEQ-QCA :

La diffusion et la circulation de l’information dans les écoles sont un enjeu majeur avec lequel nous devons composer tous les jours. En fait, ce ne sont jamais les mêmes personnes dans les écoles qui s’occupent du dossier « Activités sportives parascolaires ». Nous devons donc user de patience et de flexibilité pour nous assurer que les bonnes personnes reçoivent et comprennent les bonnes informations menant à une prise de décision éclairée.

Marie-Claude Lemieux, « Actif au quotidien » :

Le rôle de l’enseignant d’éducation physique dans une école est des plus importants. Il a le potentiel d’exercer un « leadership » positif sur ses collègues et sa direction afin d’impliquer davantage l’activité physique aux activités courantes de l’école. Encore faut-il que la direction lui confère cette importance et lui permette d’avoir un impact positif sur la pratique de l’activité physique !

 

Avec qui devez-vous collaborer dans les écoles pour le bon fonctionnement de vos activités ?

Catherine Guérin, RSEQ-QCA :

Les directions d’écoles;

Les secrétaires des directions d’écoles;

Les responsables et éducatrices des services de garde;

Les enseignants en éducation physique;

Les titulaires de classes occasionnellement.

 

« Actif au quotidien », Marie-Claude Lemieux, Caterine Plamondon et Patricia Coipel

Directions d’écoles;

Enseignants préscolaires;

Éducateur physique;

Éducateur du service de garde et responsable du service de garde;

Commission scolaire, plus spécifiquement le département des services éducatifs.

 

Quels sont les ajustements que vous avez apportés afin de collaborer plus efficacement avec les intervenants des écoles primaires ?

Catherine Guérin, RSEQ-QCA :

Nous tentons d’améliorer constamment notre flexibilité en tant qu’organisation. Qu’il s’agisse de notre offre de services, de notre disponibilité ou des spécificités demandées par les écoles, nous nous adaptons constamment.

Un autre ajustement important apporté a consisté à se doter d’outils informatiques sur mesure pour améliorer notre efficacité dans la gestion de nos activités et dans l’accompagnement et le suivi de nos relations avec nos clients, les écoles.

« Actif au quotidien », Marie-Claude Lemieux, Caterine Plamondon et Patricia Coipel

Nous avons fait la création d’un groupe de discussion regroupant la « triade » de quelques écoles : enseignants, éducateurs physiques et éducateur en service de garde. Ces rencontres nous ont permis de comprendre encore mieux les besoins et le contexte particulier de chaque secteur. Pour nous, les ajustements doivent être constants et passent par l’observation et la communication.

 

En terminant, quels sont vos prochains objectifs ?

Catherine Guérin, RSEQ-QCA :

Tout en continuant de valoriser le plaisir de bouger pour l’adoption d’un mode de vie actif, nous travaillons sur un plan de développement au primaire dans les régions en périphérie de Québec et Chaudière-Appalaches. En parallèle de ce projet, nous continuerons bien sûr de faire grandir notre offre d’activités sportives. Enfin, nous désirons augmenter nos relations d’affaires avec le secteur privé et les fondations afin de pouvoir augmenter l’aide financière aux milieux défavorisés.

 

« Actif au quotidien », Marie-Claude Lemieux, Caterine Plamondon et Patricia Coipel

Nous avons encore beaucoup de boulot à accomplir afin de bien faire comprendre le rôle et la contribution potentielle de l’ensemble de l’équipe-école dans le développement global de l’enfant. Il s’agit ensuite pour nous de réussir à instaurer une culture organisationnelle assez forte dans l’école pour qu’elle puisse survivre aux changements de personnel.

 

Par Simon Gauthier, responsable des communications-marketing et des partenariats au RSEQ-QCA.

 

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