À QUI RENDONS-NOUS SERVICE ?

À QUI RENDONS-NOUS SERVICE ?

Texte paru dans l’infolettre du mois de novembre 2014. Cliquez-ici pour vous inscrire à l’infolettre mensuelle du RSEQ-QCA 


 

À QUI RENDONS-NOUS SERVICE ?

Par Patrick Lemay, responsable des sports. Juvénat Notre-Dame-du-St-Laurent.

 

Dernièrement, j’ai assisté à un tournoi de basketball. Du très bon niveau, de bons matchs, des jeunes qui travaillent fort sur le terrain afin de progresser, des parents qui encouragent, qui supportent leurs enfants. Des entraîneurs qui usent de stratégies pour aider leurs jeunes athlètes à déjouer leurs adversaires. Des officiels, qui malgré les critiques des parents, des joueurs et des entraîneurs, continuent à faire leur travail au meilleur de leur connaissance, sans broncher.

La première demi-finale oppose deux bonnes équipes. Un match serré, on ne se laisse pas un pouce d’espace. Palpitant ! De beaux jeux défensifs, plusieurs contre-attaques, des lancers de trois points…

WOW !

De l’autre côté, un match à sens unique, une parfaite dégelée, pure et simple.
À ce moment, on pourrait croire qu’une équipe est réellement trop forte, mieux entraînée. Mais nous apprenons par la suite que cette équipe, trop forte, évolue normalement dans un niveau supérieur. Voilà l’explication de l’énorme différence de calibre.

À qui rendons-nous réellement service ? Aux jeunes qui ont subi un cuisant revers tout au long du tournoi ? À l’équipe qui a explosé ses adversaires dans le seul et unique but d’obtenir une bannière ? Qui a progressé ? Qui a eu du plaisir ? Les arbitres, les parents, les jeunes… ?

Comme responsable des sports, comme entraîneur, notre but n’est-il pas de faire en sorte que nos jeunes évoluent dans un niveau qui correspond au choix de notre institution ? Voyons-nous là un manque de respect envers l’adversaire ? Il est vrai que le jugement est parfois trop rapide puisque de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte. Malheureusement, le résultat demeure le même…

Bien des questions qui malheureusement demeureront sans réponse… Mais, espérons-le, ces questionnements feront peut-être en sorte d’éveiller ceux et celles qui ne réalisent pas toujours les impacts de ce genre de décision sur les jeunes. Plus il y a de gens qui seront sensibles à la philosophie du sport étudiant et du respect des valeurs sportives, plus le sport sera vu comme un moyen pour l’éducation et non l’inverse…

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